| |

|


| |
Entre
1958 et 1965, trois ponts reliaient Tournon-sur-Rhône à Tain-l’Hermitage.
Le premier, offrant un nouveau modèle de pont suspendu,
plus léger et permettant de grandes portées,
inaugura la vogue des ponts suspendus en Europe entre 1825
et 1845.
Réalisé en un temps record par Marc Seguin
et ses frères, en 18 mois à peine, le
premier pont suspendu entre Tournon et Tain, achevé en 1825,
fut le premier grand pont suspendu en Europe continentale à utiliser
des câbles de fil de fer et non des chaînes
en fer forgé comme il était d’usage.
Plus économiques, plus résistants, plus flexibles
et moins complexes à fabriquer, les câbles
de fils de fer offraient tous les avantages. Après
avoir connu un vif succès, ce premier pont devint
rapidement inadapté à l’augmentation
du traffic routier et aux passages fréquents des
bateaux à vapeur. Transformé par la suite
en passerelle pour piétons, il fut finalement détruit
en 1965, non sans protestations. Une plaque sur le Quai
Marc Seguin signale son emplacement.

|

|
Un
deuxième
pont, sur le même modèle mais plus élevé et à double
voie, fut donc construit par les frères Seguin, entre
1847 et 1849, cent mètres en aval du premier. L’ensemble
de la suspension a la forme d’un « berceau »,
légèrement cintré au milieu, donnant
ainsi davantage de rigidité à l’ensemble
de la travée. C’est aujourd'hui une passerelle
pour piétons.
|
| |
En
1958, une troisième réalisation
suivit : le pont Gustave Toursier, fondateur de l’Union
Générale des Rhodaniens. Il permit de conserver
le pont Seguin, notamment son tablier en bois, qui fut d’ailleurs
restauré en 1989 suivant les critères de la
charpente de pont au XIXème siècle.
Le risque le plus
important sur ce modèle tient à celui
des oscillations verticales, qui, par un phénomène
de résonance, peut engendrer son écroulement.
La marche au pas est donc interdite sur ces ponts, plusieurs
accidents de ce type ayant été répertoriés.
C’est à Tournon que fut pour la première
fois, instaurée cette interdiction en janvier 1926.
|


|
|
|
|
|