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Dès la Renaissance, la ville de Tournon
s'embellit de sculptures représentant des Vierges et
placées dans les encoignures d'immeubles. La piété se
renforçant à cette époque (lutte contre
le protestantisme, épidémies de peste...),
ces sculptures se multiplient.
Dans l’église Saint-Julien sont par ailleurs
conservées de très belles sculptures religieuses
provenant de l’ancien couvent des Carmes. L’une
d’elle, datée du XVIIème siècle,
figure saint Albert, fondateur de la Règle des Carmes.
La représentation des saints à cette époque
s’inscrit parfaitement dans l’esprit de la Contre-Réforme
qui les revalorise à travers différents arts.

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Riche
de nombreuses sculptures, Tournon s'illustre tout particulièrement
dans l'art sculpté des années 30 : Marcel
Gimond (Tournon, 1894 - Nogent-sur-Marne, 1961)
et Antoine Sartorio (Menton, 1885 -
Jouques, 1988) ont agrémenté la ville de
leurs oeuvres.

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Le
monument aux morts de Sartorio, taillé dans
le rocher, est peut-être la sculpture la plus impressionnante
de Tournon. Inauguré en 1922 et commandé par
Gabriel Faure, inspecteur général des Beaux-Arts
de Paris, il représente une Victoire au vol déposant
des couronnes sur les lieux où l’on honore les
morts de la guerre. Proportionnée par rapport à la
taille du rocher, cette Victoire s’inscrit tout à fait
dans cette grande vogue des monuments commémoratifs
qui toucha la France dans ces années et dans cette
volonté d’harmonie entre la sculpture et l’architecture.
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Le
Cardinal
François de Tournon
Sculpture
en bronze
d'Antoine Sartorio
(1924)
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Le Monument
aux frères Chapelle
Sculpture
d'Antoine Sartorio
(1922) |


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